Keis, la marque britannique spécialisée dans les vêtements chauffants, met à jour ses gants et les décline en deux versions : les G502 pour les amoureux du carbone et le G601 pour les amateurs de sobriété dont je fais partie. Après une première mouture baptisée G501 déjà très convaincante (et déjà testée ici l’an dernier), Keis introduit une grosse nouveauté : la possibilité d’utiliser les gants de façon nomade avec de petites batteries qui se logent dans les manchettes. Après un mois en compagnie des G601 je vous livre les conclusions de mon test.

Des gants moto avant tout

Je choisis volontairement de commencer cet article en parlant de la protection car je déplore toujours que cet aspect soit souvent totalement mis de côté quand on parle de gants chauffants !

Ce que j’apprécie particulièrement avec les Keis c’est qu’il s’agit de vrais gants moto et pas de vulgaires moufles chauffantes timidement renforcées. La fiche technique est strictement identique pour les G502 et les G601. J’ai testé les G601 mais tout ce que je dis est valable pour les G502 également. 

Sur le papier il n’y a pas de grosse évolution pas par rapport à la première version car il n’y en avait pas vraiment besoin. Ces gants offrent une excellente protection conforme à tout ce qu’on peut attendre d’un gant touring haut de gamme. La paume de la main et l’intérieur des doigts sont protégés par du cuir, un insert rigide protège la base du poignet, et le reste de la main est recouvert par des inserts en nylon.

Les gants sont évidemment homologués CE. Keis ne contente pas du minimum et offre de nouveau une protection de niveau 1 KP en protégeant les phalanges (KP = knuckle protection = protection des phalanges). Les gants G502 et G601 présentent exactement les mêmes caractéristiques techniques et la même homologation. Le choix se fera donc en fonction des goûts de chacun (motif carbone pour les G502, plastique noir mat pour les G601). Pour ma part je ne suis pas du tout adepte des motifs carbone mais les goûts ne se discutent pas.

L’étanchéité est évidemment toujours au rendez-vous et est assurée par une membrane Hypora. Ce n’est pas du Gore-Tex mais je n’ai pas eu à m’en plaindre aussi bien sur les G501 que les G601. J’ai eu l’occasion de tester l’imperméabilité sous plusieurs belles et longues averses. La première version des gants souffrait apparemment d’un petit défaut d’étanchéité au niveau de la raclette anti-pluie installée sur le pouce gauche. Quoi qu’il en soit ce défaut a dû être corrigé car je n’ai pas eu de problème avec G601.

Par ailleurs, la pluie n’affecte pas la fonction chauffante des gants et est sans danger. J’ai roulé sous la pluie aussi bien avec le branchement direct sur la moto qu’en batterie nomade et je n’ai jamais pas pris un seul coup de jus et il n’y a eu aucune coupure.

La manchette des gants est longue et le rabat en velcro permet de bien sceller l’ouverture. En revanche si l’on choisit d’utiliser les gants Keis G601 avec les batteries (vendues en option) il sera plus compliqué de fermer la manchette de façon complètement étanche.

Même en passif les gants Keis G601 sont très bons. Je ne ressens pas le besoin de les allumer tant qu’il ne fait pas moins de 10°.

Ca chauffe ! 

Les gants Keis sont d’excellents gants chauffants. La première génération excellait déjà sur ce point et la deuxième reste fidèle à son aînée. Le gros avantage des gants chauffants c’est qu’ils n’ont pas besoin d’être épais pour être chauds même si les G601 semblent être un chouilla plus épais que la première version. La finesse de la couche thermique est donc plus fine que sur des gants hiver non chauffants. Le toucher sur les commandes de conduite est donc bien meilleur, ce qui apporte un peu de sécurité et beaucoup de confort à mes yeux.

Le gants Keis G502 et G601 proposent 3 puissances de chauffe. Le réglage se fait grâce à un gros bouton campé sur le dos de la main qui change de couleur selon la puissance choisie (rouge, orange ou vert). La manipulation des boutons est aisée grâce à leur grande taille et peut facilement se faire sur les embouts de guidon tout en roulant. Le fonctionnement est simple : un appui long pour allumer ou éteindre, un appui bref pour changer de réglage. Le design des boutons évolue sur cette nouvelle version et je le trouve plus réussi et plus fin.

Tout comme les G501, les Keis 601 que j’ai testés génèrent tellement de chaleur que rouler longtemps sur le réglage de chauffe maximum est difficilement supportable à moins que le thermomètre ne frôle le 0° ou que l’on soit très très frileux. La position max est parfaite pour monter rapidement en température avant de baisser. La position intermédiaire sera parfaite pour la plupart des situations.

A mes yeux il ne manque que quelques millimètres aux résistances chauffantes pour bien atteindre l’extrémité des doigts, c’est le seul défaut des Keis G601 à mes yeux. Ca ne m’a jamais vraiment gêné mais tout ne le monde n’est pas sensible au froid de la même façon. Keis explique ce choix par le risque de brûlure qu’il y aurait à faire courir les résistances jusqu’à la pointe des doigts. 

Selon Keis la puissance de chauffe est un peu plus faible lorsque les gants sont alimentés par les batteries 2,6A. La différence ne m’a pas sauté aux yeux mais les plus frileux le remarqueront peut-être.

Les nouveautés des gants Keis

La grande nouveauté de cette nouvelle version des gants Keis G502 et G601 est qu’ils peuvent désormais être alimentés par deux petites batteries de 2.6A qui se logent à l’intérieur de la manchette. Cette solution permet d’utiliser les gants de façon totalement indépendante et nomade sans faire courir de câble à l’intérieur des manches.

Comme toute batterie au lithium l’autonomie dépendra de différents facteurs comme la température extérieure, leur âge etc. Bien qu’elles soient vendues pour tenir théoriquement 2 à 3 heures, j’ai eu la surprise de constater qu’en pratique les deux batteries de 2.6A durent plus longtemps. Pour véritablement tester l’autonomie sans aucune interruption j’ai profité d’un long trajet sur autoroute par 5 petits degrés par temps sec puis humide, voire totalement trempé. Les batteries ont tenu un peu plus de 4h en puissance de chauffe moyenne et se sont éteintes à 2 minutes d’intervalle.

Cette nouvelle solution d’alimentation électrique s’ajoute aux deux autres déjà disponibles sur les versions précédentes, à savoir le branchement en direct sur la moto (sur la batterie ou en prise 12v) ou sur une plus grosse batterie de 5.2A.

Le concept Keis : la complémentarité

Pris indépendamment, les vêtements chauffants Keis que j’ai pu tester sont d’excellents produits mais ce qui les distingue de la concurrence c’est la complémentarité entre les différents éléments. On m’a demandé plusieurs fois à quoi ressemblent concrètement les branchements. Certains ont vraiment peur de ressembler à un transformateur électrique et je les comprends !

Le principe est simple et il n’y a qu’un seul câble. La veste (ou le gilet) Keis constitue le point central du dispositif. Des prises sont installées au bout des manches pour alimenter les gants ou les sous-gants et à la taille pour alimenter le sous-pantalon. Quant à elle, la veste est reliée au moyen d’alimentation électrique choisi (qu’il s’agisse du branchement sur la moto ou la batterie 5,2A). Les vêtements se relient entre-eux et partagent la même alimentation électrique protégée par un fusible, à adapter selon la combinaison de vêtements choisie.

Pour ceux qui s’inquiètent d’être relié à la moto par un câble, qu’il s’agisse des têtes en l’air qui ont peur de tout arracher ou de ceux qui s’inquiètent de ce qu’il se passerait en cas de chute, rassurez-vous : le raccordement offre assez de résistance pour ne pas pouvoir se détacher de façon intempestive mais pas assez pour opposer une résistance trop importante et qui pourrait être problématique.

Pour conclure je vais essayer de passer en revue rapidement quelques points que je n’aurais pas développés dans l’article. Si vous avez une question n’hésitez pas à me la poser en commentaire.

  • Le taillant correspond parfaitement à la grille qui est affichée sur le site de Keis (prenez vos mesures)
  • Les gants G601 sont un peu rigides au début, ils s’assouplissent nettement après quelques jours d’utilisation
  • Les vêtements Keis sont garantis à vie (hors câbles)
  • L’importateur français est Motorrad Venture (importateur d’Enduristan, Wild Ass, Desert Fox…). Le SAV se fait donc en français, il est efficace et réactif. 
  • Fonction chauffante
  • Autonomie des batteries
  • Finitions
  • Confort
  • Protection
  • Prix
4.8

Verdict

Les gants chauffants Keis G601 font partie des plus chers du marché (280€ ppc) mais il s’agit là d’un produit haut de gamme qui ne fait pas l’impasse ni sur la protection ni le confort et qui est irréprochable sur la partie chauffante. C’est un excellent choix même s’il manque toujours quelques petits millimètres pour aller jusqu’au bout des doigts et qu’on n’a toujours pas droit à la fonction tactile. Les vêtements chauffants Keis s’adressent aux roules-toujours et à ceux qui conduisent en hiver et dans les pires conditions météo.

Merci à Alexis Blondel de Braap.fr pour m’avoir pris en photo pour cet article.


Lien du shop : gants chauffants Keis G601

Contenu du pack (info Keis France):

  • Gants moto chauffants, homologués, étanches et respirants G601
  • Câblage pour branchement sur batterie véhicule 12V
  • 1 Câble de connectique “Y” pour branchement sur l’alimentation
  • Instructions en français

Fiche technique (info Keis France) :

  • Matériau extérieur résistant à l’abrasion en nylon, cuir et avec une coque de protection
  • Membrane imperméable et respirante HiporaTM
  • Doublure thermique isolante 3M ThinsulateTM
  • Système de génération de chaleur breveté Keis
  • Système Dual-Power permettant l’alimentation par batterie véhicule ou par batterie Li-ion Keis (vendue séparément).
  • Vendu avec câblage et les instructions complètes et détaillées en français.
  • Intensité 1.6A par paire, Puissance 19,2W, Voltage 12V

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