Avant toute chose, je dois préciser que j’ai acheté ce casque il ne m’a pas été fourni. Je l’ai payé au prix public, sans remise spéciale. Cet article ne m’a pas été commandé par le fabriquant (Shark), ni le revendeur (Motoblouz). Ce test se veut impartial et informatif pour ceux qui envisagent d’acheter ce casque.


Suite à mon accident, j’ai dû changer de casque, et j’ai orienté mes recherches en fonction de mon budget (moins de 200€). Heureux de trouver enfin le moyen de devenir un motard brillant, j’ai jeté mon dévolu sur un Shark Skwal Blank 2015. Et cocorico : Shark, c’est du français!

Le Skwal existe en plusieurs coloris, avec ou sans motif. J’ai choisi la version Blank (sans motif) en noir brillant. C’est le plus sobre, et il a l’avantage d’être le moins cher de la série. L’argument principal du constructeur repose sur les trois LED intégrées, qui lui donnent un look unique. Je ne sais toujours pas si j’aime ou pas, mais j’ai osé.
C’est un très bon casque milieu de gamme, qui présente un niveau d’équipement tout à fait correct et sans surprise en dehors des LED. Je vous le recommande, bien que les finitions intérieures ne soient pas à la hauteur.

20150905_194755_HDR

Points forts

Ce casque protège bien, et c’est bien la première chose qu’on lui demande :  il affiche le score honorable de 4 étoiles sur 5 au crash-test SHARP. C’est en anglais, mais pas besoin de parler la langue de Mister Bean pour comprendre leur système de notation. Quand je recherche un casque, je croise mes recherches avec les résultats SHARP. Beaucoup de casques qui sont mis en avant par les revendeurs s’avèrent en fait être complètement nazes en cas de chute.

Le Skwal est livré avec un pin-lock. Ce système anti-buée est aussi efficace qu’indispensable, et il était hors de question que j’achète un casque qui en était dépourvu. Mais pour le reste c’est un casque qui se situe dans la moyenne : il est en thermoplastique, muni d’une double-visière solaire intégrée et d’une fermeture par boucle micrométrique. Comme tous les Shark, le Skwal permet aux porteurs de lunettes d’être à l’aise, et il est prêt à recevoir le système bluetooth de la marque. Le Skwal dispose de deux aérations, qui remplissent leur tâche mais elles ne m’ont pas impressionné. A la décharge du Skwal : mon ancien casque est un Caberg Ego, le roi de la clim.
J’étais sceptique quand j’ai vu Shark se la jouer Bonux, et oser revendiquer l’exclusivité d’un système de visière (autoseal) plus étanche qu’étanche. Je me méfie toujours des fausses inventions, surtout quand elles sont baptisées d’un terme technique qui en jette. Mais à mon grand étonnement, l’épreuve de la route a prouvé que je suis mauvaise langue :  le système est assez efficace, et ce niveau d’insonorisation est rare pour les casques de cette gamme de prix.

Mais revenons à l’atout principal de ce casque : les trois LED. Selon mes critères visibilité = sécurité, et le contrat est rempli : quand vous portez ce casque, tous les regards se tournent vers vous. Enfin… si vous roulez de nuit, parce qu’en pleine journée elles sont totalement invisibles. Ca vous rend plus visible, mais un conducteur qui ne vérifie pas ses rétro ne vous verra pas davantage…
Le bouton activant les LED se trouve assez facilement quand on porte des gants (heureusement), mais il est tellement bien protégé dans le rembourrage qu’il faut appuyer assez fort pour l’activer. Mauvais point pour la finition, mais le système est assez simple : une pression pour allumer les LED de façon continue, une autre pour l’intermittence, et une troisième pour tout éteindre. La batterie (vendue pour 5000 cycles et 5h à 10h d’autonomie) est installée sous les mousses du casque, et on ne la sent absolument pas. Elle se recharge grâce à un câble fourni, et la prise de la batterie se cache dans le casque. La prise est du micro-USB et c’est bien vu : c’est la même connectique que les chargeurs de téléphone portable.

Points faibles

Le seul problème de ce casque est la finition de la partie intérieure. C’est dommage parce que l’extérieur est bien taillé, et il a vraiment une belle gueule. La bavette sous le menton en tissu fait vraiment cheap, comparée à une vraie bavette en plastique. Heureusement, elle est amovible. Shark a aussi rajouté une bavette de protection sous la nuque, dont l’esthétique m’a laissé un peu perplexe. Je pense que son véritable but est de protéger la batterie et la prise USB, mais un petit effort aurait été le bienvenu.

Si vous roulez avec la visière ouverte, l’air créera un sifflement même à faible vitesse.

Il y a aussi des reproches que je fais à de nombreux casques, ce n’est pas exclusif au Skwal : les coutures sur les mousses au niveau des joues commencent déjà à s’effilocher, elles ne doivent pas aimer ma barbe de trois jours, et la double-visière solaire est rapidement envahie par la buée lorsque l’on est à l’arrêt.

2 commentaires sur “ Test sac à dos Enduristan Hurricane ”

  1. Bonjour monsieur,

    Merci pour cet essai d’équipement, bienvenu lors de la recherche de matériel.

    Ce sac m’intéresse fortement car il est étanche, plutôt grand et semble très fonctionnel. Il me servira lors de voyages pour y mettre des contenus de haute valeur (eg ordinateur) lorsque je ne serai pas sur la moto (je compte ne pas trop le charger lors du roulage, comme préconisé dans vos écrits).

    Une ou deux petites questions avant de me lancer (puisque je ne voyage pas toute l’année à moto, hélas) : pensez-vous envisageable d’utiliser ce sac comme un sac de tous les jours ? J’entends par là l’utiliser pour aller en cours / au boulot (donc ordi portable avec sa housse protectrice, trousse, cahier) pour aller faire des petits courses… Ou y’a t’il des attributs caractéristiques d’un sac de moto qui gêneront ?

    Au bouts de quelques heures, avez vous ressenti des tensions à la nuque, que vous n’auriez pas eu sans le sac (ce qui m’arrive avec des sacs de rando par exemple à moto) ? Ou se fait t’il oublier ?

    En vous remerciant d’avance,

    Arthur

    1. Bonjour Arthur
      Ce sac à dos se fait complètement oublier. J’ai fait 9000km au Royaume Uni et 4000km en Inde avec ce sac sur le dos non stop.
      Je pense que ça peut être un sac parfait pour le quotidien mais il sera moins discret qu’un petit sac plus classique. Seuls vos goûts et vos souhaits permettront de savoir si c’est une solution envisageable ou pas au quotidien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

14 + 13 =