Iron Butt et SaddleSore. Traduction littérale  « cul d’acier » et « engourdissement de selle ». Si tu te demandes ce que c’est la réponse est simple : c’est un truc dangereux qui donnerait une crise cardiaque à ma mère si elle me lisait, et c’est ma nouvelle connerie du moment. Je fais partie de ces gros tarés pour qui ces deux mots sonnent comme une douce mélodie et suscitent une excitation masochiste. Le départ est prévu en fin de semaine.

Ca fait deux ans que l’idée de faire un des défis du Iron Butt fait régulièrement irruption dans ma tête et j’ai enfin décidé qu’il était temps de le faire. Et comme on a les copains qu’on mérite je réalise ce projet avec le soutien de Louis de Wild Ass France, qui n’a même pas essayé de cacher son petit sourire sadique quand je lui en ai parlé. Il est bien trop content de me voir souffrir avec cette nouvelle idée à la con…

Le SaddleSore est le premier niveau du Iron Butt et consiste à parcourir 1000 miles en 24 heures. La très sérieuse Iron Butt Association (non ce n’est pas le nom d’un club concurrent de la Fistinière) se charge de valider les « rides » des prétendants et tout est examiné de façon hyper sérieuse. Avec le temps ils ont fini par ouvrir officiellement les défis Iron Butt au reste du monde en acceptant les parcours en kilomètres.

La version européenne du SaddleSore est officiellement dénommée « SaddleSore 1600K » et comme son nom de l’indique pas elle fait en réalité 1610 kilomètres (1 mile = 1,60934 km).

Pour réaliser mon Iron Butt j’ai choisi de faire un grande boucle au départ de Paris. Ca faisait longtemps que je voulais aller rouler en Bretagne, c’est une des rares régions de France que je ne connais pas… La meilleure façon de la découvrir c’est donc d’y passer à la vitesse d’un TGV sous stéroïde, non ? Je vais faire le tour de Bretagne en allant jusqu’au bout de la pointe et revenir en passant par le nord et le sud. Le roadbook est prêt, reste plus qu’à décider dans quel sens le prendre.

Tout le monde (et surtout ses détracteurs) dit que pour réussir un Iron Butt il faut obligatoirement prendre l’autoroute. Et bien je vous le confirme : oui. Il suffit de regarder les temps de trajets théoriques pour s’en apercevoir. Ceux qui ont une vraie expérience de la route savent que réussir à garder une moyenne de 50 km/h pendant toute une journée sur des petites routes est déjà costaud. J’ai jamais été très fort en maths mais le calcul est plutôt évident. Impossible de faire 1600 km en moins de 24h à cette vitesse-là, sans même commencer à parler du danger que ça représenterait.

Hors de question de faire seulement de l’autoroute alors j’ai voulu m’imposer une contrainte intermédiaire : n’emprunter aucune route à péage. Une fois de plus cette idée puait la connerie. Il est possible de le faire en moins de 24h mais seulement si je ne fais aucune pause. Ce serait du suicide.

J’en suis donc arrivé à la conclusion que pour réussir mon Iron Butt je devrai inévitablement emprunter quelques morceaux d’autoroute pour gérer mon effort. Ce n’est pas la partie la plus excitante du programme mais c’est indispensable pour réussir ce défi. Il n’y a aucune autoroute en Bretagne donc je vais principalement rouler sur des vraies routes.

Comme je vous le dis au début de cet article, c’est un projet que j’ai en tête depuis un moment. J’en ai souvent parlé autour de moi ces deux dernières années et vous n’imaginez pas à le nombre de fois où on m’a dit que c’était une idée stupide. Oui, je comprends qu’on puisse voir ça comme ça et je le pense aussi mais j’ai vraiment envie de le faire. Et non ce n’est pas de la balade.

Le Iron Butt est une « performance ». Il n’y a rien à gagner à part une grosse fatigue et un « engourdissement de selle »… Je ne recherche absolument rien à part l’auto satisfaction d’avoir fait quelque chose qui me tente depuis longtemps.

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2 commentaires sur “ Le défi Iron Butt – SaddleSore 1600K ”

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