Venise… en moto ???

J’ai laissé les commandes à Anaïs et devinez quoi… elle m’a emmené à Venise ! La seule ville d’Italie où je ne peux pas rouler en moto !… Je crois qu’elle essaie de me faire passer un message, non ?

Nous quittons Nice après deux jours de repos auprès de notre vieux copain de fac, Cyril, qui une fois de plus s’est pas foutu de nous question accueil. Et le pauvre, cette année encore, il a récupéré deux grosses larves fatiguées par une semaine déjà pleine de rebondissements… Ces deux jours de repos nous ont fait un bien fou.

Après Nice, il est grand temps de partir vers l’est et d’attaquer officiellement le roadtrip. Gentleman, après une semaine passée à lui faire traverser la France en zig-zag, je confie à Anaïs le choix de la première vraie destination. Sa réponse est sans appel : on va à Venise. Trois jours. Et pas question de moufter mon gars, c’est maintenant, tout de suite, et on dit « chef, oui chef » !

Venise, je vois ça un peu comme la St Valentin. Tout le monde est d’accord pour dire que c’est cliché, qu’il n’y a plus grand chose d’authentique et qu’au fond c’est juste un parc d’attraction à ciel ouvert pour touristes. Ouais, tout le monde est d’accord. Mais quand ta copine te dit « on va à Venise » je te mets au défi d’oser lui sortir ce couplet !

Allez hop, en avant mauvaise troupe !

Anaïs, elle connaît pas mal Venise. Elle a déjà participé au Carnaval (déguisée) donc c’est elle qui ouvre la marche et qui donne le rythme. Les bons plans, le circuit de visite et même les transports en commun, elle maîtrise tout. Le plan de bataille était donc déjà écrit depuis longtemps on dirait… Alors c’est à mon tour d’être passager et de suivre la pilote. Ce n’est pas si dur que ça pour moi parce qu’il faut avouer qu’elle fait ça à merveille. Comme d’hab quoi.

Et comme la journée s’était déroulée sans accroc jusqu’à présent, il a bien fallu que la poisse me rattrape. En descendant du tout premier vaporetto que l’on emprunte, au pont du Rialto, je me fais chier dessus par un pigeon. Si même la nature s’y met alors là je peux plus rien y faire…

Une fois mon t-shirt nettoyé, on s’enfonce dans les petites ruelles minuscules et j’ai arrêté de compter les ponts depuis bien longtemps lorsqu’on arrive sur la place San Marco. Au coucher de soleil, avec l’île San Giorgio en arrière plan, la vue est à couper le souffle ! L’avantage de venir avant la haute saison c’est qu’il n’y a pas tant de monde que ça alors nous pouvons vraiment apprécier le spectacle.

Nous nous perdons ensuite dans les petites ruelles désertes, en quittant définitivement l’effervescence des lieux emblématiques pris d’assaut par les touristes trop soucieux de cocher une case dans leur check-list de visite. Fini le bruit, les passant, et les cargo de touristes. Il suffit simplement d’aller marcher deux ou trois rues plus loin pour trouver ce qui se cache derrière le décors. Ces petites ruelles ont une beauté simple, et tous les petits défauts ne font que rajouter du charme. Chaque détour a des airs de carte postale.

Notre étape vénitienne va encore durer deux jours. J’en prends plein les yeux. Suivre aveuglément Anaïs dans Venise sera sans doute une des meilleures décisions de ce voyage.

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2 commentaires sur “Venise… en moto ???

  1. Fidèle lecteur de votre blog, voilà que je réalise qu’à deux jours près nous aurions pu nous rencontrer sur la place St Marc, je vous aurais sans doutes reconnu… dans Venise avec des casques de moto 🙂
    Merci pour vos articles toujours plein d’humour, et bon roadtrip.
    Alain Certon

    1. J’ai voulu prendre le vaporetto en équipement complet pour faire la photo… mais il faisait trop chaud, j’ai pas eu le courage !

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