Ice Normand Rallye 2016

Normand Ice Rallye 2016

Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête et je me suis lancé. Ce weekend j’ai fait mon premier rallye amateur en allant au Normand Ice Rallye 2016. Vu mes prouesses à la Rando TT Pirate la semaine dernière j’avais une revanche à prendre !

Déjà pour commencer : c’est quoi un rallye amateur ? C’est comme un vrai rallye mais pas pareil. Et surtout ça se passe hors championnat. L’idée c’est de rouler au roadbook et dans les conditions d’une épreuve de rallye, mais sans les spéciales chronométrées. On enlève la pression et on garde le plaisir.

Totalement profane, je me faisais toute une image du « rallye ». A lui tout seul ce mot vend du rêve et est chargé de sens… Alors quand je pars à 5h30 de Paris en espérant arriver à l’heure pour le briefing, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre.

Je ne suis évidemment pas le premier arrivé. Je vois vite que l’image familiale de ce rallye n’est pas exagérée. Ceux qui se connaissent se tombent dans les bras, et les nouveaux venus comme moi sont accueillis tout aussi chaleureusement. Pas de chichis : on pointe à l’enregistrement directement dans le salon, où nous attendent chocolatines (si si, j’insiste) et café chaud.

Le briefing se résume à deux phrases simples. 1) Vous pétez pas la gueule, ça glisse. 2) Roulez pas comme des ânes dans les villages, on se fait discret pour pas donner une mauvaise image du rallye. Aucune autre consigne, tout le reste est parfaitement évident pour tout le monde donc le discours ne s’éternise pas. Ça me plaît.

La journée est rythmée par trois parcours : un premier de 70km jusqu’au checkpoint café/croissants, un deuxième de 165km jusqu’au restaurant à Brionne. Faut pas se fier au nombre de kilomètrs parce que ça fait quand même un sacré programme de roulage, que par des petites routes. Les kilomètres défilent entre les champs, les sous-bois, les petits villages… Avec les couleurs d’automne et une météo parfaite. On ne pouvait espérer mieux !

J’en profite aussi pour faire ma grande première avec un Tripy, prêté par Cédric. Certains diront que c’est de la triche par rapport à un vrai dérouleur de roadbook… Peut-être. C’est pas que je ne voulais pas jouer le jeu mais si vous voulez que je fasse ça « comme un vrai » la prochaine fois, pensez à moi en envoyant votre liste au Père Noël… !

Au détour d’un petit chemin de campagne je me fais prendre en embuscade par une flaque de boue bien placée. La faute à un virage pris trop serré. Et patatra… Deuxième chute dans la boue en 8 jours ! Je travaille mes stats comme un vrai champion.

Le V-Strom finit par terre, moi avec. Et alors là… en relevant la moto le temps se fige. Je l’ausculte en détails le plus rapidement possible pour déterminer si je vais pouvoir repartir ou devoir appeler la dépanneuse… Verdict : que du plastique cassé, et encore… La moto n’a presque rien ! Vérifications d’usage (plongée de fourche, freinage, direction) et tout va bien. J’enlève la boue de la poignée gaz et je remonte en selle. Roule ma poule, le V-Strom repart comme si de rien n’était.

Chuter de temps en temps ça lave un peu l’ego. J’avale tellement de kilomètres qu’à force je dois prendre quelques mauvaises habitudes. Je prends ça comme une petite piqûre de rappel sans conséquence…

Pendant que les autres participants s’installent au resto, moi je bricole la moto. Je veux qu’elle soit remise en état avant de reprendre la route ! Ça pourrait attendre, oui. Mais j’attends pas j’suis comme ça moi. Je sors la trousse à outils, la superglue, le scotch et je m’étale sur mon bout de parking… Le V-Strom est (presque) comme neuf en deux temps trois mouvements. Et c’est reparti !

La dernière étape se déroule sans accroc. Les routes sont beaucoup moins grasses que celles du matin et heureusement ! Conduire de nuit en croisant les doigts pour ne pas trouver un tas de feuilles mortes au bout du virage ça m’aurait vite soûlé.

Cette étape de nuit me permet clairement de voir les limites de mes ampoules led en pleins phares. Pas le choix, si je veux renouveler l’expérience il va falloir que je repasse sur de l’halogène classique ou que je mette des phares longue portée. Ou les deux.

En rentrant chez moi après une petite journée de 15h de moto je suis clairement convaincu par cette première expérience de rallye amateur. Je crois bien que ça va devenir mon nouveau truc cette année. Apparemment il y a pas mal de furieux comme moi qui sont totalement accro au bitume… Reste plus qu’à remplir mon agenda.

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