March Moto Madness 2018

Depuis le temps que j’en entendais parler, je suis enfin allé me frotter au March Moto Madness organisé par Cocoricorando ! J’ai déboulé là-dedans avec mon vieux trail et mon niveau technique proche du zéro absolu. Même pas peur !

Le MMM, pour les intimes, c’est un gros weekend moto organisé aux mêmes dates dans plein de pays différents pour marquer la reprise des hostilités. L’édition française est organisée depuis 3 ans dans le parc du domaine de Comteville à Dreux. Plein d’ateliers, de parcours différents (appelés “manèges”) et même des randos qui reprennent les difficultés techniques une par une pour réviser les bases. Ou pour les apprendre tout court si t’es un gros poireau comme moi. Ca va de la piste qui zigzague entre les arbres dans un sous-bois, jusqu’au terrain de cross, en passant par des pierriers, des franchissements, des grosses bosses etc.

Sauf que voilà. Lorsque j’arrive au March Moto Madness j’ai pas touché mon trail depuis la Rando TT Pirate alors je suis chaud comme une barraque à frite ! J’ai envie de tout arracher, de sauter partout, de faire des travers de porc dans les virages… je sais rien faire de tout ça mais je m’en fous !

Mon premier passage est hésitant, je suis timide et tendu comme un string. La première grosse descente à 40% me fait flipper et je serre les fesses jusqu’à m’en faire une crampe. Et la première bosse me donne juste envie de rentrer chez moi. Qu’est-ce que je fous là ? Franchement, au bout d’un moment pourquoi est-ce que je m’emmerde ? Rouler sur bitume je sais à peu près faire, ce serait tellement plus simple que je me cantonne à ce que je connais plutôt que de risquer d’aller me péter une jambe à Dreux en faisant le mariole… 

Je prends confiance au fur et à mesure que j’enchaîne les manèges. Je tente un premier saut dans les “Gnomes”, je commence à me marrer à mettre du gros gaz en virage pour faire dandiner le cul du DR et je secoue la machine en enjambant des gros rondins… bref même si j’y connais rien et que je me traîne le spaghetti je m’éclate comme un ouf !

Et je finis par trop prendre la confiance. Un énorme bourbier baptisé “les Sables Mouvants” me tend les bras. A force de m’entendre dire qu’un DR c’est increvable, j’ai envie d’aller vérifier ça. Sauf que j’ai un petit défaut en fait, c’est que je ne suis pas toujours hyper attentif aux consignes. Voire carrément pas du tout. Alors quand on me dit “ne passe pas à droite” j’oublie de retenir la partie la plus importante de la phrase : la négation. Et ça change à peu près tout. 

Du coup je fonce droit dans la flotte. Est-ce que ça surprend vraiment quelqu’un encore ?

Le DR s’enfonce, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles, puis aux genoux, aux cuisses…. Tout se passe à la vitesse de l’éclair mais à chaque milliseconde je m’attends à voir le nez de la moto remonter. Mais c’est tout l’inverse… Ça s’enfonce, encore et encore. Excès de confiance + manque d’expérience = je ne coupe pas le moteur avant que l’eau ne s’engouffre dans le filtre à air… et… plus son, plus d’image.

Je saute de la moto et je m’aperçois très très vite que “les Sables Mouvants” portent bien leur nom. Je m’enfonce dans une espèce de bouillasse collante. J’en profite pour découvrir une chose capitale : c’est bien beau d’avoir des bottes en gore-tex, mais quand t’as de l’eau jusqu’aux genoux ça ne fait plus aucune différence.

Pendant ce temps-là je fais ce que je peux pour porter la moto à bouts de bras et garder le filtre à air hors de l’eau. Ça sert pas à grand chose au fond (c’est le cas de le dire) mais au moins ça me permet de prendre une belle pose de connard pour les copains, bien plus occupés à se foutre de ma gueule qu’à m’aider !

Ma moto sera finalement sortie de son piège avec l’aide précieuse de Julian, Ambroise, et Nicolas. Si j’ai oublié des noms, mille excuses. Je me souviens surtout de la galère que c’était de sortir la moto de là, le reste est un peu flou…

Evidemment après tout ça le DR refuse de redémarrer, et d’une façon particulièrement vicieuse s’il vous plaît. Il pétarade un tout petit peu avant de s’éteindre, juste ce qu’il faut pour me donner envie d’insister sur le kick et ne pas tout démonter. Je m’épuise donc pendant une bonne heure. Je finis rincé, déprimé et… piéton. J’ai tout gagné. La solution viendra de Nicolas, qui aura l’idée gagnante pour faire repartir le DR. Le coup de kick qui ramène enfin ma moto à la vie a un petit quelque chose de magique. Il pue l’essence, l’huile et la vase. Le pot crache de l’eau. Mais elle vit. ELLE VIT !

Je pense que les mecs de mon groupe auraient pu se passer de cette petite escapade aquatique mais au final au March Moto Madness j’ai trouvé tout ce que j’aime dans le trail : du n’importe quoi, de l’entraide, et des copains.

Alexis de Braap!, Julian d’Asphalt Therapy, Julien de Mono Evasion, Nicolas, Ambroise, Frédéric.

Photos : Alexis, Julian, Rk Hoob, et moi.

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7 thoughts on “March Moto Madness 2018

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