Les liaisons dangereuses

Deuxième grosse étape du voyage : Dordogne-Ardèche. 450 km de routes. Trop facile ! Enfin peut-être pas finalement…

L’itinéraire de la journée est pourtant simple : partir du Périgord Vert pour rejoindre Cigalou, à Aubenas, en passant par le Parc des Volcans d’Auvergne. Sauf qu’il n’y a aucun grand axe direct et qu’il nous faut plus de 7 heures pour faire le trajet.

C’est dans ces moments-là que je m’aime. Comment est-ce que j’ai pu me dire que ce serait une bonne idée ?

C’est une journée épuisante moralement et physiquement. Même en flirtant avec les limitations de vitesse j’ai cette foutue impression de ne pas avancer… 7 heures pour 450 kilomètres bordel ! Et pourtant c’est pas de la petite route pourrie… On se tape de la grande départementale et même de la nationale mais non. Il n’y a rien à faire. Ca n’avance pas !

En plus, Cigalou nous attend en fin d’après-midi pour l’aider au tournage de sa prochaine vidéo… Alors pas question de trainer !

Initialement, j’avais prévu un crochet par le Mont d’Or. Mais quand Tomtom m’annonce qu’il faut plus de 5h pour faire les 200 kilomètres restant alors que ça fait déjà plus de 3 heures que je roule, je craque. Je coupe tout et je règle le GPS sur Aubenas, au plus court. Et là c’est le moment le plus dur de la journée, le coup de massue. Celui qui te flingue le dernier gramme de motivation qu’il te reste. Ne pas faire ce crochet nous fera seulement gagner… 20 minutes.

En plus avec un ciel gris et un vent glacial, c’est décidément le combo ultime. Bref, l’étape du jour est une grosse frustration parce que je n’ai absolument pas préparé le trajet correctement.

Le plus dur c’est pas la route en soi. Le plus dur pour moi c’est de conduire tout en sachant que j’ai Anaïs derrière moi et qu’elle subit vingt fois plus que moi cette liaison interminable. D’ailleurs, elle descend de la moto totalement épuisée. Elle a d’énormes courbatures, elle s’est gelée sur la moto toute la journée et pourtant… elle a toujours le sourire et sa motivation est intacte.

Au final, le vrai héro de ce roadtrip ce n’est pas moi. C’est Anaïs.

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