Iron Bikers 2017

L’Iron Bikers a trouvé sa place dans la liste de mes petits rituels annuels. J’y vais pour assumer pleinement mon côté cuir-custom-moustache. L’espace d’une après-midi, je me plonge dans un de ces nombreux mondes parallèles de la moto dont j’ignore tant. Alors je gare le V-Strom bien au fond du parking du circuit Carole et je me laisse aller à quelques infidélités.

Une fois les portes passées, j’entre immédiatement dans le vif du sujet. En entrant dans le village des exposants de l’Iron Bikers, je la vois tout de suite. Timidement, bien caché derrière mon clavier, j’ai pris rendez-vous avec elle et elle m’attend. Elle est là, au milieu de ses frangines. J’ose pas vraiment approcher, je sais que je ne suis pas tellement son type de motard habituel. J’hésite. On ne peut pas dire que c’est la plus belle et ce n’est pas celle qui attire tous les regards, mais pourtant il n’y a qu’elle qui me plaît. Aucune autre. Ça fait des années que je rêve de l’approcher.

Non, ce n’est pas de ta sœur que je parle mais de l’Electra Glide ! Une Harley Davidson, eh ouais. Je sais. Au Motors and Soul j’avais déjà tenté une première approche mais sans franchir le cap. Et cette fois j’ai osé !

Je m’attendais à une petite balade en tête-à-tête pour apprendre à la découvrir. J’avais déjà joué la scène cent fois dans ma tête. Mais c’était sans compter sur les chaperons… On me file un gilet jaune fluo et on me montre du doigt un groupe de 20 motards : « vous partez dans 30 secondes ». Ah… bah pour le « tête-à-tête » c’est raté on dirait.

Il n’y a pas le moindre briefing de groupe avant le départ, aucune consigne. Je n’ai jamais posé mon boule sur une HD et à aucun moment on m’explique pourquoi j’ai deux putain de sélecteurs sous le pied gauche par exemple. Le poste de pilotage de l’Elektra Glide ressemble à un cockpit d’avion et je trouve même pas les cligno ! Et quand je demande comment le démarrage sans clé fonctionne je n’ai droit qu’à un souffle d’exaspération de la part de mon chaperon. Par contre, bien sûr, il a pas oublié de faire la copie de mon permis de conduire en cas de photo souvenir surprise. Faut avoir le sens des priorités dans la vie mon gars.

La virée romantique avec Electra tourne un peu au cauchemar. C’est carrément la fête du slip : ça se double dans tous les sens, ça coupe la route à des camions dans les ronds-point, ça roule à 110 en ville. Bref, tout ce que j’aime. Mais bon, je fais abstraction de tout ça et j’assume complètement ma place de bon dernier. Comme ça, si un idiot se vautre je ne serai pas éclaboussé. Et ça me permet d’apprécier pleinement le couple absolument fabuleux à bas régime, qui est encore plus excitant que dans mes rêves les plus fous. La bestiole doit bien peser ses 300kg et pourtant ça se conduit comme un vélo ! Même à l’arrêt ! Et le ronronnement du V-Twin Harley au ralenti qui vibre sous ton cul… c’est indescriptible !

20 minutes c’est court. Enfin ça dépend. Mais sur une Elektra Glide en tout cas c’est très court !

Enfin je te parle de Harley depuis le le début de mon article. Mais si tu ne connais pas l’Iron Bikers il ne faut pas croire que c’est un événement de bikers avec des choppers et des Harley dans tous les sens. Pas du tout ! L’Iron Bikers c’est un weekend à la cool entre copains qui se retrouvent pour rouler sur le circuit Carole avec leurs vieilles bécanes ou dans l’esprit néo-rétro (souvent préparées et customisées à mort).

La mode étant à la prépa café racer sur base de vieille BMW, autant dire qu’on en voit à toutes les sauces. Ou pas, du coup. Parce que je trouve que toutes les prépa soit disant customisées ont tendance à toutes se ressembler. A tel point ça devient presque fade et que je me demande ce que vont devenir toutes ces motos une fois l’effet de mode terminé…

Mais si on voulait voir des motos vraiment uniques on pouvait compter sur le Club Triton France. Comme à chaque événement du genre de l’Iron Bikers, je suis content de voir leur lot de prépa à la mécanique totalement improbable. D’ailleurs c’est toujours le piège d’aller les voir… Chaque moto recèle tellement de détails et la mécanique est parfois tellement recherchée que tu peux facilement perdre une demie heure à essayer de comprendre ce que le mec a voulu faire.

Les Triumph aussi étaient bien représentées sur le circuit, notamment par Camille de Kiss’n’Vroom. Beaucoup de Moto Guzzi ont mis tout le monde d’accord aussi… Et puis il y a les Ducati. Autant de moto en pannes qui s’ignorent, c’est beau à voir ! On pouvait y aussi voir tourner sur circuit des Royal Enfield. Et la façon dont Guillaume de Tendance Roadster les pilote te persuade une bonne fois pour toute que c’est vraiment pas la moto qui fait le motard !

Voilà pourquoi j’aime venir à l’Iron Bikers tout les ans. On y voit de la belles motos qui roulent. Elles n’ont peut-être pas toutes été conçues pour faire péter les chronos sur circuit mais on s’en fout. C’est simple, c’est bien, c’est beau, c’est efficace. Et bordel ça me donne envie de rouler lors de l’Iron Bikers 2018… !

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