Route Napoléon

Mon instant kéké sur la Route Napoléon

Pour rejoindre Nice depuis le Vercors j’ai bien évidemment rattrapé la Route Napoléon. C’est l’occasion de revenir sur une de mes routes favorites de l’été dernier… Et pourrir les motards locaux avec ma plaque « 75 » et la moto chargée à bloc, ça n’a pas de prix.

Avant de retourner faire le mariole sur la Route Napoléon, il faut partir du Vercors. Le souci quand tu passes une soirée géniale avec des amis c’est que tu ne veux pas aller te coucher. En temps normal c’est pas un problème, mais quand t’as déjà 1300km dans les pates en 4 jours bah ça pique un peu…

On décolle seulement à 11h et dès qu’on sort du hameau nous nous prenons un rideau de flotte sur la gueule ! Ca dure pas assez longtemps pour nous tremper, mais juste assez pour comprendre que la météo me fait un bon gros doigt d’honneur ! La poisse, c’est un vrai style de vie.

Bref bref bref. On suit la vallée de la Drôme et on se pète les mirettes bien comme il faut. Je vois les panneaux indiquant les cols et malgré l’énorme frustration je ne les suis pas. Je reviendrai s’il le faut. Je sais que je survole des régions magnifiques depuis le début mais je vous rappelle que pour l’instant je ne fais que des étapes de liaison. Le cœur du roadtrip ne commencera vraiment que dans quelques jours…

On rattrape Digne-les-Bains assez rapidement et à partir de là je suis de retour sur mon terrain de jeu de l’été dernier : la Route Napoléon. Une grosse nationale de montagne hyper roulante qui met gravement en danger l’intégrité physique des cales-pied. A consommer sans modération. En terme de kiff c’est très inégal, mais les portions vraiment sympa font pas semblant.

Se taper une énorme courbe à toc à flan de falaise, avec les cales-pied qui raclent c’est un plaisir coupable que je m’accorde trop rarement, alors j’en profite… Ca doit être l’air de la Sudie, l’espace d’un instant je me transforme en kéké.

Et là, devant moi, un local en roadster avec un super pot Akra au son magnifique. Tout content de rattraper un copain, je colle au train. Je suis d’humeur joueuse alors je pousse un peu histoire de le titiller. Puis vient le premier virage… Et là, c’est la douche froide. Il se transforme en tortue et reste raide comme un tréteau. Ca se voit qu’il flippe carrément. C’est pas grave, ça arrive. J’veux dire, ça arrive à tout le monde. Après tout, c’est pas la taille de l’angle qui compte. Sauf ce petit fifrelin il a la pack « kéké du sud » et il me bloque la route quand je veux le doubler… Aaaaaaaah quel enfoiré on va bien se marrer !

Anaïs me colle torgnole sur torgnole mais c’est pas grave. Je débranche le cerveau complètement et je passe un mode connard. J’enchaîne les virages pour lui mettre misère. Mon univers ne se limite plus qu’à une seule et unique chose : le ridiculiser sur ses terres.

Doubler un local comme un gros sagouin, en montagne, avec un V-Strom chargé à toc en duo et lui mettre 50m dans les dents à chaque virage… Et tout ça avec ma plaque « 75 » ça n’a pas de prix… Je confesse, j’ai fait un peu le #MotardConnard pour le coup… Mais ça fait du bien bordel !

Si tu aimes, partage !

Encore un peu de lecture?

4 commentaires sur “Mon instant kéké sur la Route Napoléon

  1. ah ah hé bien j’ai le souvenir inverse, un local qui en véhicule utilitaire avait décidé de nous prouver qu’il pouvait prendre les virages comme nous ! Ca peut être drôle un moment mais quand ils en vient à coller le apre choc des copains qui roulent en duo en street glide un peu moins. J’ai été obligé d’attendre le village suivant pour lui expliquer et ensuite on avait un LARGE 20 métrés 😉

    En revanche on s’est tapé 50km a trois comme des derviches tourneurs pour récupérer sur cette même route des lunettes soit disant oubliées et ce fut un vrai bonheur !

    1. Alors bon je vais préciser un peu plus ma pensée : j’ai pourri UN local qui apparemment était un peu raide sur sa moto, je n’ai pas la prétention de prendre TOUS les locaux chez eux sur leur propre terrain. J’ai juste pensé qu’il était marrant de raconter l’anecdote tel que je l’ai vécu : pourrir un local chez lui, comme ça par surprise, alors qu’il avait apparemment envie de jouer un peu.
      Je comprends le léger agacement de certains à la lecture de mon article mais le ton provocateur est plutôt gentiment taquin et ironique, absolument pas moqueur. Je me suis éclaté sur cette micro arsouille de 10km, j’ai trouvé la situation rigolote, je l’ai racontée c’est tout.

  2. Oh que je comprends bien ce moment où il faut que ça passe.
    Généralement, je suis détendu, je roule à ma main, et ne réponds pas à l’appel du coup de gaz. Je ne suis pas celle que vous croyez.
    Ce qui me fait réagir, c’est le local (ou pas) (et que je viens de rattraper) qui fait style je zigzague pour chauffer mes pneus derrière une voiture et encore plus quand c’est parce qu’il à vu madame sur sa moto et que merde, c’est un bonhomme alors il faut préparer la bête.
    Mais comme je suis un sale con, je ne double pas, je colle, je pousse, je regarde son style. Comme ça, avec une grosse mauvaise foi, si jamais je suis décroché, je peux toujours dire: « ça ne m’amuse plus ».
    La vraie jubilation, c’est quand je le double, que madame lui colle un vent, tout en le saluant, car elle respecte les traditions.
    Je suis un motard quoi.

    Philippe

    1. La mauvaise foi assumée, la dérision et le second degré sont malheureusement en voie de disparition… Merci pour ce commentaire Philippe 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *