Bienvenue en Slovénie

Aujourd’hui nous arrivons enfin en Slovénie ! Premiers tours de roue dans l’Est et retour tant attendu sur les routes à virolos après une traversée éclair de l’Italie. Les premiers paysages sont absolument sublimes mais ça devrait vous mettre la puce à l’oreille. Trop de choses positives d’un coup c’est toujours suspect avec moi. Ouais. Il pleut des cordes et je me suis vautré à l’arrêt. Poissard un jour, poissard toujours.

La Slovénie, on m’a toujours dit que c’était une sorte de petit joyau vert et préservé à deux pas de chez nous. Et on dirait bien que c’est le cas.

Après trois jours sans moto je prends les premiers virages en étant tout crispé sur la moto ! En entrant dans le premier village, nous croisons un groupe de 30 motards allemands, tous en grosses « béhèmes » et chargés à bloc. Et ils enquillent derrière nous… D’habitude je joue pas avec les Allemands, ce sont un peu les « Mr Propre » de la traj’ en général. Tu peux juste pas test ! Mais là, la perspective de me faire remonter par 30 mecs en file indienne me ferait VRAIMENT mal à l’ego. J’avais un autre mot de 3 lettres en tête, mais je reste poli.

Alors sans faire le fou-fou je tente de tenir un rythme sympa en glisser-couler… et heureusement qu’ils poussent pas trop derrière ! La bifurcation annoncée par le GPS quelques kilomètres plus loin arrive comme une délivrance. Je tourne, les Allemands continuent. Ouf ! J’ai droit à un gentil signe de la main, que je devine un peu paternaliste.

Et là, bim ! En plein dans la rétine !

Grâce aux super conseils d’Anto la Baroude, nous posons la tente dans un camping absolument génial : le Camp Gabrje. Au milieu des montagnes, les pieds dans l’eau turquoise de la rivière Isonzo, des prix canons et des pintes de bière à 2,20€… Est-ce qu’il faut vraiment que je continue pour vous convaincre de venir ici ?

Nous posons nos valises ici pour une nuit, peut-être deux. Déjà bien rôdé depuis l’année dernière, le montage de la tente se fait en deux secondes. Mais je ne peux pas en dire autant de mon béquillage sur terrain gras… c’est pas trop ça.

Donc la moto se couche. Au ralenti. Presque délicatement. Pas besoin d’effets spéciaux, j’te fais un slow motion sans trucage moi. Je retiens le V-Strom comme je peux (c’est à dire pas du tout) et il sombre inexorablement au rythme de mes « oh merde ! oh merde ! oh merde ! ». Merci les valises pour avoir amorti la chute. C’est quand même vachement plus simple à remonter que lorsque la moto est vraiment couchée à plat !

Pendant ce temps-là, le ciel s’assombrit dangereusement et un coup d’œil rapide à la météo nous permet de découvrir qu’un bel orage se prépare. Ah les orages de montagne… mes préférés !… Mais avant que le ciel nous tombe sur la tête il faut se dépêcher d’aller faire quelques courses.

En sortant du supermarché les premières gouttes nous tombent sur le coin du casque. Et évidemment, dans la précipitation bah… je réussis à nous faire tomber à l’arrêt. Encore. Ouais. Ca devient un peu une habitude en voyage. Et toujours à cause de ce foutu bloc-disque que j’oublie encore et toujours… Faut dire que je ne l’utilise qu’en voyage, j’ai pas l’habitude d’y penser. A la maison c’est le « U » que j’oublie aussi régulièrement, c’est totalement différent m’sieur ! Si vous ne savez pas quoi m’offrir pour mon anniversaire, je crois qu’un cordon de rappel me serait particulièrement utile…

Mais bon au moins cette année j’ai pas plié un cale-pied ! Vu que je n’avais plus les valises, les pares-main Barkbusters et mes crash-bar ont bien joué leur rôle. Je sais bien que je suis un gros boulet qui passe son temps à se vautrer alors je me demande pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour en installer… Si j’avais pété un truc ici je ne sais pas comment j’aurais fait.

Avec les années, je ne deviens pas moins boulet mais au moins je deviens plus prévoyant !

Si tu aimes, partage !

Encore un peu de lecture?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *