Le jour où j’ai découvert la course de side-car

En refaisant entièrement mon site, j’ai replongé le nez dans mes vieux articles et je me suis rendu compte d’une chose : je n’ai jamais expliqué pourquoi je me suis débarrassé de mon XJR 1200, alors que j’avais annoncé son sauvetage avec clairons et trompettes.
J’ai pris cette décision sur le parking du circuit Carole, en allant voir une course de motos anciennes. C’est extrêmement rare que j’aille sur circuit car, je dois l’avouer, ce n’est pas ce que je préfère dans la moto.

A peine arrivé à Carole, début des galères. Le mec de la billetterie me dit : “monsieur, il y a de l’essence qui pisse partout sous votre moto”… Effectivement. J’en avais même plein le pantalon. Ni une ni deux, je me transformais en Bob le Bricoleur sur mon bout de parking et j’identifiais les coupables : un pointeau bloqué, et des pipes d’admission déboîtées qui laissaient s’échapper le surplus d’essence. Second problème : les pipes étaient tellement vieilles et sèches qu’elles ne pouvaient plus rester en place dans leur logement.
J’avais acheté cette moto quelques jours plus tôt et il était clair que les pipes avaient été bidouillées pour faire semblant d’être bien fixées, parce que j’avais bien fait attention.
Et ce n’est qu’une chose parmi d’autres que j’ai découvertes après mon achat… Je crois que si l’arnaque était une discipline sportive l’enfoiré à qui j’ai acheté le XJR aurait été médaillé d’or, avec nouveau record olympique, hymne national et lâché de colombes!

Avant d’aller enfin regarder les motos rouler, je voulais être sûr de pouvoir rentrer chez moi à la fin de la journée. Mais le verdict était sans appel : je ne pouvais strictement rien faire sur le moment. Hors de question de tout démonter ici. Ce fut la panne de trop qui m’a fait péter les plombs, quelques jours plus tard j’achetais mon V-Strom.
Hakuna Matata : je ne pouvais rien y faire, donc autant profiter de la fin de la course. Et vu que je suis un mec hyper prévoyant et super bien organisé, je n’avais bien évidemment pas regardé le planning de roulage de la journée. Et là on peut dire que j’avais réussi à me surpasser : avec toutes mes péripéties je n’ai pu voir que le dernier tour de la dernière course moto…

Par contre j’étais pile à l’heure pour assister à ma toute première course de side-cars!!!

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En gros, un side-car de course c’est un moteur monté sur une planche de skateboard, avec un carénage en forme d’obus, et un pilote qui dirige la barque allongé au ras du sol. Je pense que l’impression de vitesse doit être énorme, mais c’est en voyant les singes que je suis resté bouche-bée.
Le singe, c’est le passager qui se suspend hors du side dans les virages, pour compenser les effets de la gravité et éviter que le side ne se renverse. En ligne droite, il s’écrase le plus bas possible pour limiter la prise au vent. C’est du vrai travail d’équipe, et c’est vraiment sympa à regarder. J’ai adoré! A chaque virage on se demande qui va réussir à tourner, et qui va faire un beau tout droit dans les graviers!
Je me suis promis qu’un jour j’irai faire le singe dans une course de side. Un jour ou l’autre, c’est sûr.


J’ai écrit cet article pour le concours organisé par la Poirsouille Endurance Team : partage un souvenir de piste pour tenter de gagner un abonnement au Journal des Motards!

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